Vaincre la pauvreté, un fondement du mouvement Éco animiste.

L’Éco animisme est un mouvement d’économie politique qui s’adresse aux couches populaires et pauvres du monde entier. Elle offre une reconnaissance de la force informelle des populations précaires et leur apport et contribution dans l’économie mondiale. Le terme Éco animisme que nous avons créé et que nous vulgarisons est dérivé du mot économie (diminutif Éco) et de l’animisme. C’est l’association des deux que je nous développons pour ouvrir une brèche dans les théories d’économie politique actuelles et permettre aux couches populaires pauvres et leurs sympathisants de trouver un modèle qui leur ressemble. C’est donc un modèle qui se veut populaire et non réservé à une élite. La méthode Ka est quant à elle une approche de management informelle basée sur les méthodes Agile et le Lean. Le but est de faciliter la création de richesse pour les acteurs économiques Croyants et le partage de celle ci.

Sous l’égide des Nations unies, plusieurs dirigeants se sont engagés il ya peu à éradiquer la pauvreté en moins de deux décennies. Un objectif ambitieux qui s’attaquait à un phénomène très ancien dans l’histoire du monde qui, disons-le, a vu le jour dès la naissance de la première richesse non partagée mais qui depuis a pris des proportions désastreuses dans l’écart entre riche et pauvres et le niveau de vie de ces derniers. La course à la richesse a depuis laissé la Terre dans un bien piètre état. Plusieurs Cri se lèvent contre cette réalité. Notre message tend plus vers un relèvement des minimas sociaux globaux ce que nous appelons le « saut quantique » en matière de richesse.

Le monde est un écosystème économique où pauvres et riches doivent se côtoyer pour équilibrer les flux de biens dès que la notion de propriété est érigée en loi. Comme tout écosystème, une régulation naturelle se doit de se faire jour quand un membre du bassin économique croît de façon démesurée ou que sa voracité menace les autres membres. La régulation que nous appelons de nos vœux est un meilleur partage de cette propriété de biens qui serait fonction de la contribution des individus à leur production. Un meilleur partage des richesses produites dans un effort commun.

Loin des débats idéologiques et dogmatiques, ceci est une question pratique et pragmatique dont le développement durable des formes d’économie à travers le monde en dépend. Le paradoxe de cette situation est que le rôle conventionnel des rapports de forces entre riches et pauvres peut trouver une autre logique par la mise en contact de diverses civilisations et formes de commerces de part la libéralisation des échanges mondiaux.

Un passage du texte des béatitudes extrait des Évangiles rapporte : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux. » Mt 5.3 et un passage du Saint Coran rapporte : « Vous n’aurez jamais la charité à moins de faire largesse sur ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, oui, Dieu le sait. » S :3 V.92. La pauvreté dans son aspect d’humilité et de charité trouve son socle dans le domaine économique. Notre point n’est pas d’entamer une exégèse des textes saints. Voici plutôt le point de paradoxe dont il est question : «  pauvreté est une richesse dans une économie mondialisée. »

Par le passé nous avons déjà écrit que la richesse était un outil d’affirmation. Nous ne nous contredisons pas en disant à présent que la pauvreté est une richesse économique. Pour comprendre le paradoxe, il faut élargir le cadre de compréhension pour intégrer les deux idées opposées en apparence. Nous rappelons que nous privilégions l’aspect Croyant de l’acteur économique.

Le premier axe que nous défendons est que la richesse doit pouvoir permettre à l’individu, l’acteur économique ou l’état d’acquérir sa souveraineté puis de l’affirmer pour se mettre à l’abri de tout esclavage empêchant son développement personnel selon ses propres convictions. Ainsi l’individu peut se libérer du cycle de dettes et de précarité, l’acteur économique d’un marasme économique et d’une inefficacité concurrentielle et l’état d’une dépendance à une aide conditionnée et une mise sous tutelle partielle ou totale. Cette phase assurée, il convient de bâtir la richesse adaptée à son type de fonctionnement. Ce que nous appelons la richesse simple. Inspirée originellement de la voie du milieu du bouddhisme et de l’Islam. Nous allons beaucoup plus loin avec l’intention lean car le but n’est pas seulement de tenir un milieu idéologique entre pauvreté et richesse mais de se débarrasser de tout ses gras de pensée qui mènent à des choix non éclairés en matière de consommation, objectifs économiques, politique de produit etc. Il ne faut pas avoir peur d’afficher une pauvreté apparente tant qu’elle satisfait celui qui l’arbore et lui permet de ne pas surutiliser les ressources disponibles au sein de la communauté et donc de l’écosystème. L’horizon est libre en matière d’intention lean pour arriver à la richesse simple. Des exemples récents montrent plusieurs initiatives encourageantes de consommation équilibrée : Super marché offrant des produits sans marques ou de premier prix, réservés à une clientèle modeste dans les pays industrialisés, qui correspondent à l’usage des classes moyennes des pays en cours d’émergence; banques pour les pauvres; produits en provenances des « Sud » qui trouvent un accueil pour les couches aisées des pays industrialisés qui s’engagent sur la voie du commerce équitable et du développement durable qui font de leur achat un vote dans les choix de consommation.

Enfin si on surmonte la barrière de gêne à s’affirmer comme pauvre, non industrialisé mais émergent, plusieurs opportunité peuvent être saisie par une offre pertinente et adéquate venant combler les besoins des économies riches. Le cas des délocalisations pour bas coût de mains d’œuvres, le recyclage de produits issus des zones de surconsommation, la mise à disposition de terres arables etc. le montrent assez. Dans les derniers cas cités cela doit s’accompagner d’une « vision locales » des droits internationaux à la dignité humaine et vice versa. Des abus sont légions quand l’entité n’est pas passée par la phase d’affirmation, de souveraineté et d’endossement libre de son état de pauvreté pour mettre à disposition ses ressources de façon équilibré à état nantis. La richesse peut être poursuivit dans certains domaines spécialisés ou non pendant que d’autres peuvent être laissés à leur état simple. Ainsi un état peut avoir une compagnie nationale aérienne sur un modèle low cost, choisir l’autosuffisance alimentaire malgré des terres abondantes et une faible spécialisation à l’exportation, pendant que ces revenus miniers sont les meilleurs de la région et qu’elle en tire d’importants revenus. Ici, tout est une question d’intérêts et de choix d’investissement des ressources basé sur le besoin réel. Cela est applicable à l’individu ou encore à l’acteur économique.

L’intention lean découle du besoin réel et mène à l’attitude économique simple (7 principes de la Méthode Ka : richesse simple, regroupement simple, nécessité simple, partenariat simple, émancipation simple, gouvernance simple, héritage simple). L’intention lean ouvre la voie à une forme de pensée qui se doit d’être d’un grand pragmatisme et visant une réalisation et un accomplissement dans le présent. Un écosystème non basé seulement sur les prévisions mais sur sa capacité à absorber et réguler les variations intervenant dans sa vie.

 

« Le fil de la richesse n’a pas à craindre le trou de l’aiguille. Il est l’outil nécessaire à la brodure de la peau de Chameau dont se revêt le Pauvre dans son Paradis. »

 

Extrait original de « Au nom de l’a-guère,  le jour du réveil » à paraitre.