Une main d’œuvre de qualité

Par les temps qui courent, plusieurs structures et individus se lancent dans l’accompagnement d’entrepreneurs participant ainsi à surprendre certains ou à agacer d’autres. Il est vrai qu’il existe un engouement certain pour ce métier et ce mode de vie face, disons-le, aux conditions de moins en moins reluisantes du marché de l’emploi. Pourtant l’entrepreneuriat n’est pas de tout repos et est loin d’être une voie aisée. C’est que les aspirations profondes de ceux qui s’y lancent tiennent semble-t-il d’une évolution, qui selon moi, a touché le stéréotype classique de l’humain qui a prévalu jusqu’à lors : l’homo oeconomicus.

La course effrénée à la consommation qui justifiait d’assurer des revenus stables et substantiels laisse progressivement place à un appel pour un style de vie fait de qualité de vie et de liberté. On ne se contente plus de servir loyalement un employeur mais aussi de disposer de temps pour réaliser des projets qui nous tiennent à cœur et qui participent à l’accomplissement de l’individus durant son passage sur Terre. Ce qui est recherché ici est la flexibilité dans les horaires de travail pour la communauté et surtout l’indépendance financière. Il est question ici d’Attitude et non de Système. L’économie libérale s’est basée jusqu’ici sur des théories (Systèmes) qui ne fonctionnent que si les individus sont forcés de tenir des rôles prédéfinis et orientés qui alimentent la production de biens et services dont dépendent un certain nombre d’indicateurs permettant de classer les états. Avec l’économie de communauté, l’humain (Attitude) se doit d’être à nouveau remis au centre des préoccupations pour son plus grand épanouissement et celui de sa communauté. L’ethnique et l’informel offrent alors un espace privilégié pour au nouveau prototype humain que j’ai baptisé : l’homo animus.

Dans cette perspective le contingent d’immigrants qui sillonnent la Terre à la recherche d’économies en besoin de remplaçant d’actifs ouvre la voie à un nouveau style de vie marqué par la qualité du profil et la faculté à s’adapter aux conditions locales dans une Attitude simple d’acteur économique polyvalent et transversal. Peut-on alors envisager qu’à terme la compétition entre main d’œuvre locale et immigrante influence la façon de travailler vers une plus grande mobilité de celle-ci ? Changement auquel résisteront plusieurs. Le tableau qui s’offre alors à notre vue est de voir un corps salarié constitué de plus en plus de consultants, pigistes et indépendants de tous horizons qui adaptent non seulement la nature mais aussi l’alternance travail-loisir au gré des projets qu’ils veulent réaliser. Bien sûr les employeurs eux aussi disposeraient d’une main d’œuvre plus souple à gérer en fonction des cycles de l’économie. Avec la polyvalence des acteurs et les tendances de l’économie, la transhumance des profils de ce nouveau type d’occupation double ait un impact social comportant plus de risque mais étant tout de même viable et durable pour garantir la cohésion et l’évolution. Bienvenue alors dans ce mode de production appelé à être découvert plus avant : le para-entrepreneuriat.

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