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Testez-vous

Testez vos connaissances en entrepreneuriat...

Entrepreneur ethnik vous propose de tester vos connaissances en entrepreneuriat. Cela concerne des notions relatives aux deux volets de notre mission: sensibiliser la communauté et habiliter les entrepreneurs. Les questions seront mises à jour avec le temps et on espère en rajouter plus pour que tous les aspects de l’entrepeneuriat soit abordés. Bon test!!!

 

 

 

Black Business Man

 

 

Instruction continue

La femme d’un certain âge tenait son livre d’exercice sur ces genoux. A mesure que le métro passait les stations, elle continuait, imperturbable, son étude. Spora se pencha pour mieux lire la matière : Informatique pour la gestion. Spora n’en revenait pas. Comment pouvait-on se former à des sciences si complexes à cet âge?

Malgré la retraite prononcée ou l’âge avancé, plusieurs hommes et femmes tienent à garder l’œil sur les nouvelles connaissances de leur domaine ou sur des sujets qu’ils n’ont pas pu exploiter dans leur carrière. Simple curiosité, seconde vie professionnelle ou fuite dans une activité intellectuelle contre le ramollissement.

L’éducation est le nerf de l’« a-guère ». Plusieurs jeunes des communautés y ont accès à la base. Mais au fil des années le cortège des apprenants s’étiole. Les « notes de frais », le mauvais suivi familial, l’absence de perspectives, les influences générationnelles, l’appât du gain précoce etc. finissent par faire perdre les repères essentiels à ces jeunes apprenants. Rejoint à l’université par le renfort venu de l’extérieur, les rescapés forment avec ceux-ci, la couche composite de jeunes du peuples devant relever à nouveau des défis empreints de précarité : boulots alimentaires, « notes de frais » encore, départ précoces pour le marché de l’emploi, problème de statut etc. Le deuxième portail de sélection livre alors une élite qui a fini d’être malmenés et qui doit faire ses preuves dans un monde du travail ou la sélection se fait surtout sur des critères informels. Pas le choix de conserver et de vivre sur ses acquis. Il faut être un apprenant en constant renouvellement et garder l’excellence qui gênera au moins à défaut d’être reconnu par de rares sympathisants.

Jusqu’au bout l’instruction est l’arme de prédilection du Peuple. Les ainés prenent plaisir à s’instruire et à garder le contact avec les réalités changeantes. Le nombre éjecté au cours du long processus de sélection des élites conformes à la Cité, se doit aussi de rattraper son instruction pour aller au-delà des lacunes qui limitent les compétences, un temps physique, mais qui finissent par se complexifier avec l’ancienneté et la prise de responsabilité. Apprendre, apprendre et encore apprendre sont les leitmotive.

Cet effort d’instruction ne peut être efficace que si, dans l’action, aucunes mesures ne permettent la reconnaissance de ces savoirs et compétences par ceux qui privilégient l’arbre généalogique ou la discrimination figurée. La lutte doit se faire à tous les niveaux professionnels par ceux qui peuvent intervenir sur les systèmes et les processus non seulement par leur influence mais aussi par le témoignage de leur expertise. Il n’y a pas de mal à servir de référence à un mouvement identitaire et d’émancipation qui touche plusieurs communautés dont l’accès aux postes de compétence n’était pas garanti.

« Acquiers le savoir mais sache que l’application de celui-ci passe par ton affirmation sur les lieux d’exercice. »

Extrait modifié de “Le Point, quatre saisons pour reconstruire” disponible au téléchargement sur Kalam.ca

 

Business Woman with hands in pockets

Âmes et munitions

La beauté d’ébène parfois gorgée de lait arborait ses visages du sud aux ondulations fertiles à chaque mouvement de hanches. Un régal pour les yeux qui n’en finissait pas de s’en repaitre mais toujours à la dérobée. Cette pudeur du regard ne limitait pas cependant le réel respect de la femme et de ce qu’elle représentait dans le foyer. Un pilier. Un pouvoir pour l’homme.

Le Peuple commençait à se retrouver. Il acceptait de combattre à présent pour sa félicité. La graine d’espoir semé par les chantres, serviteurs et prophètes d’une autre réalité prenait le chemin vers les cieux. Bientôt l’arbre du Royaume abriterait les niches de Salut.

« Nous venons de l’Arbre et nous retournons à l’Arbre » Longtemps les ancêtres avait averti Spora mais celui-ci avait choisi de sauter l’abîme qui le séparait de sa tradition vers une autre plus universellement reconnu. Ce n’était pas une apostasie. Il voulait créer un pont entre deux mondes qui s’était tourné le dos par incompréhension des plus nobles envers ceux qui avait dévié par ignorance.

La téléconférence réunissait enfin les amis. Dia et Soh sur le continent Koua, Asi et Spora dans les quartiers de la Cité. L’esprit de Fanta planait dans les cœurs. La venue de Myriam montrait que rien de pouvait dépasser le divin. Malgré tous les blocages, une voie se traçait toujours vers l’accomplissement des destinées pour ceux qui le voulaient vraiment. Myriam était occupée à la cuisine. Spora écoutait les nouvelles de ses collaborateurs.

Le gouvernement acceptait enfin d’investir dans la Santé et l’éducation. Il n’était plus suffisant d’attendre que les mannes économiques issues des droits douaniers prélevés sur le commerce des biens et de l’imposition du secteur de service soient réinvesties après que les feux des secteurs urgents soient éteints. Le ministre faisait des contingences sur l’avenir. Cela tranchait avec le passé. L’organisation de l’état évoluait. Il fallait du courage pour investir à long terme lorsque le court terme était encore de l’ordre du combat quotidien.

La Santé était l’Âme du Peuple. Garantir des conditions de vies saines aux populations qui prenaient à présent part à l’essor économique des pays du continent était le minimum requis pour pérenniser l’effort. L’accès au soin permettait de sauver des vies et de garder la dynamique démographique. Les jeunes actifs était les moteurs de mesures de redressement et d’affirmation tandis que la vieille garde servait de mentor, de mémoire des divers chemins par lequel le véhicule économique était passé. Le capital était humain et il fallait en tirer profit en facilitant ses conditions de vies.

Pour ne pas manquer de munitions dans ce conflit sans haine pour l’affirmation du Peuple, l’éducation était l’usine pour le renfort perpétuel. Investir dans la recherche était encore loin des urgences des budgets pressé par la masse salariale de la fonction publique et des dépenses d’entretien minimal de l’état. Éducation et recherche permettaient de tenir l’essor économique sur le long terme et de semer des graines sûres pour que voir grandir un champ rempli de félicité pour un Peuple qui en avait tant été privé.

Les visages du sud ne seraientt plus uniquement reconnu pour leur beauté d’ébène aux invitations sensuelles mais aussi pour la connaissance et la qualité de la vie sur une terre à jamais bénis des dieux et de Dieu.

« Un Peuple sain ayant une éducation saine est un gage de réussite pour un avenir fait de Saints »

Extrait de “Au nom de l”a-guère, le jour du réveil” à paraitre

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