Ce texte est issu d’une capsule sur l’entrepreneuriat ethnique du réseau  Ville Région Monde, réseau interuniversitaire d’études urbaines et spatiales  (http://www.vrm.ca/Cap_0709.asp) par Laurence Liégeois. Juillet 2007

1. PRÉSENTATION

Le concept d’entrepreneuriat ethnique renvoie à la notion de création d’entreprises par des individus appartenant à un groupe ethnique minoritaire, dans une société d’accueil donnée. Si la majorité des recherches de ce champ portent sur les pays du Nord, le phénomène de l’entrepreneuriat ethnique existe dans tous les pays qui reçoivent des flux d’immigration et où plusieurs groupes ethniques cohabitent. La littérature utilise à la fois le concept d’entrepreneuriat ethnique et d’entrepreneuriat immigrant sans toujours les distinguer, ce qui entraîne parfois des confusions. Certains travaux abordant l’entrepreneuriat immigrant portent en effet sur des entrepreneurs de deuxième et parfois de troisième génération, c’est-à-dire des natifs qui ne sont pas strictement des immigrants. Toutefois, en Amérique du Nord, le concept d’entrepreneuriat ethnique prime dans les travaux des chercheurs, et c’est celui que nous avons choisi de retenir dans cette capsule, car il permet d’inclure toutes les facettes du phénomène, y compris la dimension de l’immigration.

Les sociétés occidentales sont entrées résolument dans l’ère de la migration (Castles et Miller, 2003), ce qui confère au phénomène entrepreneurial ethnique une importance croissante, notamment dans sa contribution à l’économie des divers contextes d’insertion. Et de fait, une littérature abondante explore ce thème et tente d’expliquer le phénomène de l’entrepreneuriat ethnique. Différentes approches existent dans ce vaste corpus, mais une question générale guide toutes les recherches dans le domaine. Comment les groupes ethniques parviennent-ils à s’adapter aux ressources disponibles dans leur environnement, et comment cette adaptation varie-t-elle selon les contextes et les époques? De multiples travaux de chercheurs ont mené à des théories maintenant connues dans le domaine; les premières études datant des années 1970 (Light, 1972, 1979). Tout d’abord, les théories de l’enclave ethnique mettent en relief les facteurs économiques qui seraient déterminants (Portes, 1987; Portes et Bach, 1985). Ce concept réfère à une économie ethnique qui est ancrée et concentrée dans un territoire précis. L’enclave ethnique combine donc le spatial et l’économique et se distingue par là du concept de niche qui n’a pas de dimension territoriale. En second lieu, d’autres expliquent le phénomène entrepreneurial par certains traits culturels caractéristiques de chaque groupe comme la religion ou certaines pratiques sociales, qui seraient des ressources importantes (Toulouse et Brenner, 1988). La théorie des middlemen minorities, quant à elle, met l’accent sur ces petits groupes minoritaires qui investissent des niches laissées vacantes dans la structure économique de la société d’accueil (Bonacich, 1973, 1977, 1980, 1987). La théorie du désavantage insiste sur la place de l’individu ou du groupe au sein de la structure économique d’ensemble et examine les problèmes d’accès à la mobilité économique (Helly et Ledoyen, 1994 ; Light, 1979).

Enfin, un groupe d’auteurs a proposé en 1990 un modèle interactif pour analyser l’entrepreneuriat ethnique (Waldinger, Aldrich et Ward), modèle repris par plusieurs et qui se construit à partir de trois dimensions. Selon ce modèle, les structures d’opportunité sont déterminées par les caractéristiques du marché qui favorise ou non des produits et services destinés aux membres d’un groupe ethnique, mais aussi au marché non ethnique. Ces opportunités concernent aussi la capacité d’accès à l’entrepreneuriat, qui dépend de la compétition entre groupes ethniques, et des politiques publiques. Les caractéristiques des groupes concernent les éventuelles prédispositions à l’entrepreneuriat (culture, ambition, éducation, etc.), la capacité des groupes à mobiliser les ressources existantes, les réseaux sociaux ethniques, la capacité organisationnelle, ainsi que les politiques gouvernementales qui facilitent ou entravent la mobilisation des ressources. Enfin, les stratégies ethniques se développent à partir de l’interaction entre les deux éléments précédents, les opportunités et les caractéristiques des groupes, en fonction de l’adaptation de ces derniers à leur environnement.

Plus récemment, les travaux de Jan Rath et Kloosterman (2000) montrent l’importance des « incorporations mélangées » (mixed embeddedness), dans la compréhension du phénomène. Contrairement à certaines études qui n’envisageaient l’entrepreneuriat ethnique que sous l’angle des liens sociaux des entrepreneurs avec les membres de leur groupe, cette approche ajoute les liens avec la structure économique et institutionnelle de la société d’accueil.

Il apparaît dans de nombreux écrits que le facteur déterminant qui pousse les groupes ethniques à créer leurs propres entreprises est la fermeture relative du marché du travail de la société d’accueil. Dans bien des cas où les opportunités d’intégration au marché du travail sont restreintes, les immigrants cherchent donc à suppléer au manque d’accès à l’emploi, pour eux-mêmes comme pour leurs compatriotes (Light et Gold, 2000 ; Portes, Guarnizo et Haller, 2002). L’entreprise ethnique devient ainsi une solution de rechange à l’emploi régulier souvent peu accessible aux immigrants (Portes et Bach, 1985). Certains ont d’ailleurs mis en évidence l’influence du contexte géographique et précisément métropolitain dans l’entrepreneuriat ethnique. En périphérie des métropoles canadiennes par exemple, là où les opportunités d’emploi sont plus faibles, le phénomène entrepreneurial prend davantage d’importance (Paré, 2000; Razin et Langlois, 1996). De même, les caractéristiques de chaque groupe ethnique ne sont pas à négliger car elles jouent un rôle important dans l’entrepreneuriat des minorités ethniques. Ces deux éléments de contexte ont permis de construire le concept d’enclave entrepreneuriale ethnique (Portes et Bach, 1985; Sanders et Nee, 1987).

Ainsi, la littérature explore largement la question des différences de comportements entre différents groupes ethniques par rapport à l’entrepreneuriat et les études comparatives font légion (Bates, 1994; Bates et Dunham, 1993; Brenner, Ramangalahy, Filion et Amit, 2000). On cherche avant tout à comprendre pourquoi certains groupes ethniques parviennent à créer des entreprises alors que d’autres éprouvent davantage de difficultés, et ainsi cerner les facteurs de réussite de l’entrepreneuriat ethnique. Un autre pan de la littérature s’intéresse au rôle de l’entrepreneuriat dans la mobilité socioéconomique des groupes ethniques, en ciblant là encore certains groupes précis dans certains contextes géographiques précis, souvent à l’échelle du quartier (Paré, à paraître).

Au Québec, de nombreux travaux portent sur le thème de l’entrepreneuriat ethnique, et nous souhaiterions mettre l’accent sur ceux réalisés au sein du Volet 1 du groupe Immigration et Métropoles. C’est notamment l’entrepreneuriat immigrant qui intéresse plusieurs chercheurs réunis autour de Sylvie Paré, professeure-chercheure à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). C’est à partir d’une recherche menée pendant les années 1990 qu’elle a amorcé divers travaux sur les entrepreneurs ethniques de Montréal, notamment à partir des statistiques officielles du recensement. D’après les travaux de Juteau et al. (1993), on y constate une plus forte présence d’entrepreneurs parmi les groupes dits minoritaires, dont les personnes d’origines juive, italienne, grecque, etc. Ces recherches s’appuient sur le modèle de développement des entreprises ethniques de Waldinger et al. (1990), modèle repris et ajusté par Wong et Ng (1998) qui tient compte des facteurs de prédisposition, des ressources ethniques, des stratégies entrepreneuriales, de la structure d’opportunité, ainsi que de l’ouverture (ou de la fermeture) des marchés ethniques et non ethniques.

Nous évoquerons ici deux des travaux de Sylvie Paré, une recherche comparative sur l’entrepreneuriat ethnique dans deux quartiers de Montréal et Toronto (Paré, 2000) et une recherche sur les réseaux des entrepreneurs ethniques montréalais (Paré, 2002b).

À partir de données recueillies dans le quartier Côte-des-Neiges de Montréal (Juteau et Paré, 1997) et Parkdale de Toronto, Sylvie Paré tente de mesurer les effets de plusieurs variables sur l’entrepreneuriat : l’appartenance ethnique, le genre, le secteur économique, le statut d’immigrant et la catégorie d’admission (Paré, 2000). Dans cette recherche, il s’agit de cerner l’impact du contexte sur l’entrepreneuriat, mais aussi de s’interroger sur le rôle des réseaux ethniques dans le succès des entrepreneurs ethniques ainsi que les éventuels liens d’affaires avec le pays d’origine. Les résultats de la recherche montrent, d’une part, l’importance du réseau familial et du réseau des co-ethniques qui sont deux appuis importants pour les entrepreneurs. Le contexte économique et géographique joue aussi un rôle fondamental. Les deux quartiers sont des quartiers en transition (c’est-à-dire qui accueillent une forte proportion d’immigrants récents), et incitent donc davantage à la création d’entreprise afin de pallier un manque de reconnaissance des diplômes des immigrants ou plus généralement des difficultés d’accès au marché de l’emploi. Il est donc important d’inclure les variables liées au statut d’immigration dans le cadre théorique de la recherche sur l’entrepreneuriat ethnique, élément qui fait défaut au modèle de Waldinger.

Dans une autre recherche (Paré, 2002b), Sylvie Paré met l’accent sur le rôle des réseaux ethniques, et particulièrement des réseaux d’affaires qui sont, d’après la littérature, indispensables à la réussite de l’entreprise ethnique. En effet, ils représentent pour l’entrepreneur une ressource incontournable et participent à son capital social. La recherche cherche donc à mesurer l’importance des associations ethniques dans la production des réseaux d’affaires des petits entrepreneurs montréalais. Une des hypothèses postule que les fêtes culturelles et traditionnelles sont les moments et les lieux privilégiés de développement de ces réseaux et de ces rencontres d’affaires. Il s’avère en fait que les associations ethniques ne sont que complémentaires à d’autres stratégies de rencontres d’affaires déployées par les entrepreneurs, comme les lieux informels de rencontre ou le lieu de l’entreprise. Ainsi, le lieu de culte par exemple, apparaît comme un endroit central dans l’élaboration des réseaux d’affaires, alors que les fêtes culturelles ne jouent pas un rôle décisif à cet égard.

Dans des travaux plus récents, Sylvie Paré examine plus précisément la capacité des femmes immigrantes (Paré, 2002a, 2006) à créer leurs entreprises. Dans des travaux précédents (Paré, 2000, 2001), elle avait montré comment les femmes accèdent à l’entrepreneuriat ethnique dans des conditions très différentes des hommes. Elle effectue aussi, avec son équipe de recherche, des analyses de données portant sur le rapport entre femmes, immigration et entreprises de la nouvelle économie (Paré, 2007). Ces recherches analysent l’impact des nouvelles structures d’opportunité offertes aux femmes des groupes ethniques par la nouvelle donne économique, et l’impact de cette dernière sur l’accès des femmes à l’entrepreneuriat.

 

2. Références citées

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— (2006). « La place des femmes immigrantes dans la nouvelle économie à Montréal : une exploration », D.-G. Tremblay et R. Tremblay, La compétitivité urbaine à l’ère de la nouvelle économie : enjeux et défis, Québec, Presses de l’Université du Québec, p. 353-368.

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3. Autres Références

3.1. Ouvrages

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Koff, H. (Ed.) (2003). Migrant Integration in European Cities, Rome, Ethnobarometer, 282 p.

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Zhou, M. (1992). Chinatown: The Socioeconomic Potential of an Urban Enclave, Philadelphia, Temple University Press, 316 p.

3.2. Chapitres de livres

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3.3. Articles scientifiques

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3.4. Actes et communications

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McClelland, E., J. Swail, J. Bell et P. Ibboston (2004). « Following the Pathway of Female Entrepreneurs: A Cross-national Investigation », McGill International Entrepreneurship Conference Series, International Entrepreneurship Researching New Frontiers, Montréal, 2004.

Paré, S. (2004). « Femmes immigrantes et accès au financement des entreprises », Immigration et Métropoles, Montréal, mars 2004.

— (2005). « Femmes immigrantes et nouvelle économie montréalaise », Colloque de l’Association d’Économie Politique. La compétitivité urbaine à l’ère de la nouvelle économie : enjeux et défis, Montréal, 10 novembre 2005.

— (2005). « Les femmes et la nouvelle économie dans un Montréal pluriel », Montréal, une ville à la mesure des femmes, Montréal, 20-21 septembre 2005.

— (2006). « Femmes immigrantes et entrepreneuriat dans la nouvelle économie », Conférence-midi du Volet 1, Immigration et Métropoles, Montréal, 15 mars 2006.

Paré, S. et A. Latendresse (2007). « Diversité et métropoles », Séminaire scientifique du CRIEC (Centre de Recherche sur l’Immigration, l’ethnicité et la Citoyenneté), Montréal, janvier 2007.

Paré, S., T. Menzies, G. Brenner et L. J. Filion (2004). « The Internationalization or Transnationalization of Ethnic Entrepreneuriat: The Situation in Canada », Colloque de l’International Entrepreneuriat, McGill Conference, Montréal, septembre 2004.

Triulzi, U., R. Peterson et R. Blatt (1999). « Italian Canadian Business in the Toronto Area: Their Characteristics and their Links to Italy », ICBS Annual Meeting, Naples, 1999.

3.5. Rapports

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Chamard, R. (1995). L’entrepreneurship ethnique et les gens d’affaires immigrants, Montréal, Conseil des communautés culturelles et de l’immigration, 143 p.

Groupe de travail sur l’entrepreneuriat féminin (2000). Entreprendre au féminin, Montréal, Rapport remis au Ministre de l’Industrie et du Commerce, 40 p.

Menzies, T., C. Ramangalahy, L. J. Filion et G. Brenner (2001). Entrepreneuriat ethnique : données d’une enquête sur les communautés italiennes dans les villes canadiennes de Montréal, Toronto et Vancouver, Montréal, Chaire d’entrepreneurship McLean Hunter, HEC, 39 p.

Paré, S. et D. Juteau (1999). Usages linguistiques des entrepreneurs ethniques : portrait des groupes immigrants et natifs de la deuxième ou troisième génération, Montréal, Immigration et Métropoles, 37 p.

Robichaud, D. (1999). L’entrepreneuriat immigrant : revue de la littérature, Montréal, Chaire d’Entrepreneurship McLean Hunter, HEC, 37 p.

3.6. Thèses et mémoires

Levy-Tadjine T. (2004) L’entrepreneuriat immigré et son accompagnement en France, Thèse pour le Doctorant en Sciences de Gestion, Université du Sud Toulon, Var.

 

4. Sites Internet

Association pour la Diffusion des Recherches sur l’Entrepreneuriat et la Gestion, France

Building Entrepreneurship, organisation internationale

Chaire d’entreprenariat Rogers-J.-A.-Bombardier, HEC, Université de Montréal

Conseil Canadien des PME et de l’entrepreneuriat, Canada

La Toile Entrepreneuriale, Québec