Pour une autonomie durable après le renforcement de capacité.

L’économie est souvent une question d’Hommes en communauté et de Systèmes. En Afrique, certaines ONG mettent l’accent sur le capital humain pour développer l’économie locale. Ainsi, l’alphabétisation des jeunes apprentis et des femmes autant que l’organisation des filières sont au cœur de l’action quotidienne de ces partenaires d’organisations internationales dans le cadre d’échanges nord-sud. Renforcer les capacités des parties prenantes des missions revient non pas uniquement à « faire faire » mais bien plus à « apprendre à apprendre ». Cette réorientation de la lecture de ces mandats vise à améliorer l’autonomie sur le terrain et à assoir la durabilité après la période de coopération volontaire. Ces prémisses du déploiement des projets d’intervention sont le fruit à la fois de la planification mais aussi de l’ébauche de diagnostics nécessaires à la bonne appréhension des enjeux et de l’environnement des mandats. En effet, à l’arrivée d’un coopérant volontaire, il est trop tôt pour évaluer quel sera son impact sur le travail de son partenaire et la vie des populations dont il a la charge. Cependant, les maitres mots devront être généralement « réalisme proactif » pour sortir des sentiers battus et du statut quo tant que le regard est encore neuf et que l’impuissance face aux potentielles inerties n’est pas de mise. Telle est l’expérience des pionniers d’une nouvelle forme d’investissement humain dans l’informel et le populaire dans le cadre de la renaissance africaine.