L’Afrique a connu une longue et douloureuse saignée au cours de l’histoire mais n’a pas pour autant perdu ses chances de connaitre un nouvel essor de sa civilisation après l’époque de l’Égypte ancienne. Notre contemporain est fait d’enjeux qui ne tiennent plus vraiment de l’idéologie politique, le modèle démocratique s’étant imposé dans la plupart des régions, mais plutôt de perspectives économiques et sociales. On est rentré dans une course au pouvoir économique par la saisie d’opportunités tout azimuth. L’Afrique n’est pas en reste mais doit plus prendre les reines de sa reconstruction en se réappropriant son Futur fait, selon moi, d’une reconnaissance de la Qualité de son apport informel et de sa performance vis à vis du Temps. L’empreinte écologique de l’activité de production est également un argument à faire valoir pour justifier le choix d’une façon de faire qui respecte voire encourage un modèle africain basé sur l’informel. A ce titre les femmes et les jeunes sont les premiers destinataires de l’action d’intervention, pour des questions de pérénité, stabilité et d’impact communautaire, laissant aux actifs hommes d’ouvrir le chemin par un engagement résolu dans la qualification de la main d’oeuvre pour la production des biens et services. Gorée reste le symbole douloureux d’une époque où l’Afrique a plié l’échine mais est aussi un vibrant appel à ses fils actuels à toujours oeuvrer pour s’affirmer sur l’échiquier  international par le pouvoir et la puissance économique qui protège des sources d’aliénation de toutes sortes.