Oui Mars! Ou l’Acceptation de la complémentarité des genres…

Le combat des femmes pour plus de justice socioéconomique prend actuellement la suite de ceux qu’elles ont mené pour l’accès à un certain nombre de droits civiques. Cependant le féminisme traditionnel africain voire Noir ou du Sud incluant l’Ouest Amérindiens vient de façon différente que celui des cultures des pays dits industrialisés principalement de souche Caucasien. En effet, le contexte ethnique de la philosophie animiste , sans préjugés lié à sa manipulation de la force vitale par la magie, donne une plus grande place aux rôles de Vie qu’à l’identification de la personnalité à travers l’individualité et l’égo.

Le Féminisme Traditionnel des femmes dignes enrichit le dépôt de Connaissance divine des Vicaires pour l’évolution de l’Espèce humaine à chaque Monde à travers la définition des rôles socioéconomiques informels entre l’homme  et sa femme  tandis que le Féminisme Rebelle des femmes mines l’appauvrit par traversions et transgression du Genre Naturel  des Sexes.

Le Féminisme est une lecture des Mondes et de leur Réalité sous un regard de femmes, bien que le Masculisme n’existe pas. Dans notre monde contemporain on en a fait un mouvement mais il émane tout simplement des Voies et Héritages des Sociétés et Groupes de l’Enseignement Traditionnel et Mystique Matriarcal qui est remis en cause par des Profanes voulant jouer des rôles de leaders sans passer par les initiations de la Vie.

En rappel du 8 mars, nous recevons le témoignage d’une jeune femme africaine sur sa vision de la place que mériterait la femme africaine dans la reconstruction actuelle du patrimoine de la civilisation Noire.

« En cette Journée internationale des femmes, veillons à ce que les femmes et les filles puissent concevoir des politiques, des services et des infrastructures ayant un effet sur notre vie. Et apportons notre soutien aux femmes et aux filles qui suppriment les obstacles à la création d’un monde meilleur pour toutes et pour tous. » — Tels étaient les mots de António Guterres, Secrétaire général de l’ONU le 8 Mars dernier. Il nous rappelle le rôle important des femmes pour l’équilibre et le bien-être du monde en général. Qu’en est-il de son rôle en Afrique et pour la restitution de nos valeurs?

La civilisation dans laquelle vivaient nos aînés était l’aboutissement de tous leurs efforts humains. La reconstruction du patrimoine, de la civilisation noire qui a perdu sa table de valeurs au fil des âges, passe inévitablement par l’apport des Hommes et surtout des femmes du fait de leurs faibles activités et représentations dans les affaires de notre continent commun. Les hommes ont beaucoup œuvré de par leurs travaux, leurs œuvres diverses dans l’histoire de la civilisation africaine. Ils ont toujours été les pionniers des mouvements africains. Tout n’est pas parfait mais tout n’est pas à refaire. Il faudrait que ces grands hommes se laissent aider par les femmes. Cependant, en quoi pourrait consister l’apport des femmes africaines?
Loin de toutes les guerres d’égalité entre genres, de la soif accrue de pouvoir et d’indépendance des femmes, le patrimoine de l’Afrique est l’affaire de tous. À mon avis, la femme n’est pas appelée à prendre nécessairement les rennes la reconstruction de la civilisation. Elle est appelée à puiser de sa sagesse et son intelligence, un grand nombre d’idées, de politiques et de services capable d’accélérer le rendement des efforts déjà fournis par les hommes. Puisque ces derniers ont été les premiers ouvriers dans cette reconstruction, les femmes devront se servir de leurs expériences, de leurs résultats, de leurs stratégies, de leurs limites, et de leurs échecs pour donner une meilleure contribution. Comme le dit un proverbe africain: « c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle ». Il ne s’agira pas d’inventer la roue mais de faire mieux que les prédécesseurs, tout en s’inspirant d’eux. Il ne s’agira pas de faire des revendications, d’adresser des plaintes, mais de générer de nouveaux moyens de valorisation de la culture africaine. Chaque femme, se reconnaissant africaine, dans son secteur d’activité, que ce soit dans l’art, la musique, la politique, la science, doit pouvoir communiquer les valeurs issues des racines profondes de la culture africaine et la défendre de la bonne manière…

Dans le domaine de la mode par exemple, nous avons la marque de vêtements ZIMPALA basée au Canada. Cette marque répond à un souci d’informations sur le continent Africain. Pendant que le mot Afrique fait penser, chez les occidentaux, aux tensions politiques, aux guerres, aux fétiches, à l’esclavage, à la famine et autres, chacune des robes de cette marque est créée en l’honneur d’une ancienne amazone africaine. Vous prenez une robe et vous apprenez une histoire intéressante sur l’Afrique. En plus, par votre achat, vous participez à la scolarisation d’une jeune fille en Afrique. Merveilleux n’est-ce pas !!! Vous apprenez une belle histoire sur une femme amazone africaine et vous faites aussi de la charité en aidant une jeune femme comme vous, à s’instruire pour devenir une grande femme autonome dans le futur. Trois points participants à la civilisation africaine: la bonne information donnée sur l’histoire du continent, la valeur morale de la charité qui caractérise les africains, de même que la tradition africaine du transfert d’héritage de femme à femme. Nous pouvons citer aussi la talentueuse artiste YEMI ALADE du NIGERIA, qui, à travers ses coiffures traditionnelles révisées et les pagnes colorés utilisés dans toutes ses chansons contribuent aussi à la valorisation de nos cultures et de nos valeurs.

La reconstruction du patrimoine de la civilisation africaine est l’affaire de tous, elle se fera par tous. La concurrence entre genres n’y a pas sa place et la femme doit aujourd’hui participer de plus en plus à sa concrétisation. Les femmes se doivent d’y participer activement. Nombreuses sont les femmes en Afrique, qui ont réalisé l’importance de leur patrimoine et travaillent à sa reconstruction. Celles hors du continent, ne sont pas en marge. Il y en a plusieurs qui défendent activement le patrimoine commun. Le reste des femmes est vivement attendue notamment au niveau des très important enjeux économiques que nécessite la réelle renaissance africaine. N’oublions pas que le soutien et l’accompagnement des hommes est et sera toujours souhaitée pour la réussite de l’Effort au Féminin.

1 Comment

  • Arnaud Ahmed Segla

    Merci Fumilayo pour cet article.
    Parfois mon sentiment est que l’Afrique et ses semblent avoir un mal de la dimension historique voire culturelle de son héritage civilisationnel. On a en effet tendance à vouloir vivre dans le passé alors que les autres passent à de nouvelles vies à chaque changement majeur de l’évolution humaine (Révolution Industrielle, Revendication des droit civiques, Mondialisation, Internet etc.). D’ailleurs les membres de la communauté qui semblent atteindre une forme de réussite factuelle selon la norme socioéconomique occidentale (à vrai dire contemporain) sont ceux qui ont pris à un moment donné leur distance ou fait quelque peu le deuil de leur pure africanité (en ce qu’elle comporte de victimisation) et construits une ethnicité faite de la richesse de leur parcours tant académique, professionnel ou d’affaire que personnel. Un moyen terme serait de se tourner résolument vers le Futur dans l’action de construction présente et de ne se replonger dans le passé qu’à titre de référence lorsqu’on semble avoir perdu son chemin fait d’être et de Vie comme le dit l’adage bien connu (« si tu ne sais où tu vas, saches d’où tu viens »). Ce qui semble sûr l’espoir donne le vouloir et le vouloir le pouvoir. Il en va ainsi de la genèse du Croire première étape de processus de la Méthode Ka…

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