Moins de flash plus de cash

Notre ère est marquée par le développement de l’entrepreneuriat notamment sa démocratisation due à l’outil Internet et les nombreuses barrières à emploi. Beaucoup se lancent corps et âmes dans cette bataille de longue haleine mais combien réussissent réellement par leur persévérance? Le fait est que dans ce mouvement de vulgarisation le style de vie est plus mis en avant que les rouages du métier. Ainsi on communiquera volontiers sur sa nouvelle carte d’affaires, son site Internet, sa communauté de réseaux sociaux au clics fantômes etc. et non sur le fait de réellement connaitre sa clientèle cible et le chiffre d’affaires potentiel dans son secteur. A défaut d’avoir fait une étude de marché en bonne et due forme, la familiarité avec le public visé peut au moins donner des indications sur les habitudes de consommation dans une approche informelle. Ce que nous avons appelé dans une analyse que nous avons publié en 2016, le rituel de vie.

Il est important de revenir à l’essentiel du métier d’entrepreneur qui est de faire du profit et donc des ventes. C’est le vrai nerf de la guerre en lieu et place du financement. Ce, en ce sens qu’avoir régulièrement des débouchées et un bon taux de croissance est plus viable, durable et préférable à un investissement initial colossal sans garantie de réussite tant on connait les aléas des marchés et la fréquente méconnaissance, nous l’avons dit, de celui-ci de la part de ceux pris dans l’urgence de financière ou de mobilité sociale.

Les tendances socio-éducatives récentes ont encouragé l’empowerment au management. Il en résulte un penchant pour le flash et le bling bling illusoire en lieu et place du cash et du cling cling salutaire. Les réseaux sociaux et les média sont pris d’assauts pour s’afficher en délaissant les comptes d’entreprises qui ont besoin de réalisations concrètes. Dans un pays d’Afrique ont dit « L’argent n’aime pas le bruit ». C’est tout une indication sur la sagesse qui recommanderait à baser son leadership sur un socle solide et ne pas se contenter de donner le change. Bien sûr cela n’empêche pas de promouvoir son projet d’affaire et de bâtir sa communauté de supporter. Le tout est dans l’art de s’approprier des réussites que l’on ne vérifie pas dans les faits.

« L’accomplissement mérité vient avec la richesse et non la hardiesse. »

Finissons avec une note pratique qui est un rappel. La vie de votre entreprise dépend en premier lieu de vos ventes puis le profit de votre gestion. L’effort essentiel se concentre sur la conversion de vos prospects. C’est ce qui doit guider vos actes de communication et non la promotion personnelle. On s’entend que pour des consultants ou des experts le branding personnel reste pertinent car il se vendent avant leurs services au titre d’image corporative. Ainsi, vendre c’est d’abord et avant tout se libérer d’un certain nombre de blocages quant à l’argent qui transparaissent dans votre Attitude d’entrepreneur et ruine votre intention première. Ensuite, il est essentiel d’avoir une stratégie minimum pour attaquer le marché. Puis, il faut oser aller au contact de sa clientèle. Faire, par la suite, l’effort de concilier la réalité du client à la vôtre pour qu’une utilité prenne naissance équitablement. Enfin lâcher-prise lorsque tout a été fait en vue du résultat auprès du client.

Je ne saurai vous conseiller d’avoir toujours en tête votre cash et de laisser le flash pour la phase de votre carrière ou vous auriez à penser à inspirer la relève autour de votre projet. Tout est une question d’état d’esprit et d’Attitude. Il n’est jamais trop tard pour se réaligner sur votre essentiel.