Ceci est un texte proposé par Papi Diallo (juriste) et Carpha-Pierre Samoura (spécialiste en finance) qui présente les différentes implications que represente les choix de poursuivre une carrière profesionnelle et celui de se mettre à son compte en tant qu’entrepreneur. Cette dernière option peut être vue comme la continuité de la vie de salarié lorsqu’on prend le temps de se préparer à franchir le pas…

Le mastermind des affaires

La tentation habituelle est de vouloir opposer l’Entrepreneur au Salarié. L’un serait un leader l’autre un mouton. Dans le sens vulgaire et simplet, on a tendance à considérer que l’un est  faible de caractère, une personne ne sachant pas innover et arriver à ses objectifs par lui-même, le salarié est un fainéant, en quelque sorte une personne, qui aimerait être encadré. L’Entrepreneur, quant à lui, est un audacieux qui arrive à ses objectifs, il est courageux excitant, sure de lui.

Le rêve du salarié, cela va sans dire est de devenir un Entrepreneur. Il faut casser cette image dans la mesure où il faut avoir été soi-même un bon salarié pour devenir un Véritable Entrepreneur. Dans le cadre de l’exilé, c’est même essentiel d’avoir été un bon salarié pour pouvoir devenir Entrepreneur au sens propre du terme. Entreprendre ne veut pas forcément dire ouvrir sa propre Entreprise. Des entreprises comme Total ou Delta ont des cellules entrepreneuriales.Il est donc aussi bon d’être salarié avant de devenir entrepreneur. Mais en définitive il faut entreprendre. Il y a des moments où il faut savoir quitter le confort et la sécurité du statut de salarié et opter pour une approche plus offensive du gagne-pain.

Il faut au moins l’essayer pour l’expérience et son développement personnel et pour ne pas regretter un jour de ne pas avoir été plus ambitieux car c’est bien” d’ambition” qu’il s’agit et être entrepreneur à l’étranger c’est le cap supérieur de l’immigré. Un terme que les Américains du Nord affectionnent c’est le concept « d’être son propre boss ».

En effet, une espèce de croyance populaire veut qu’un homme véritablement accompli ne l’est vraiment que s’il est son propre patron.

Cela s’accompagne d’une envie de développement personnel hors du commun: n’est pas entrepreneur qui veut du jour au lendemain. Il faut oser, connaitre son terrain, utiliser les outils mis à sa disposition par le monde d’aujourd’hui et savoir reconnaitre un beau réseau. S’adresser à un bon réseau, le construire et comme les câbles d’une remorque, il faut tester son réseau, tous les maillons de la chaine doivent être testé pour connaitre et éventuellement développer ses compétences.

Cela amène également à concevoir la compétition, l’environnement entrepreneurial est essentiellement  lié à la compétition, c’est en vérité sa raison d’être. On envisage pas un business sans compétition. Dans un environnement compétitif, c’est le plus endurant et le mieux préparé qui a l’avantage. L’émigré a l’avantage de la motivation, de la détermination, il est clair que dans un environnement qui n’est pas le sien originel, l’émigré entrepreneur devient une véritable machine car au fond, qu’avons-nous à perdre?

Tous les émigrés ne sont pas entrepreneurs par culture, on peut opposer l’émigré Africain de l’ouest à l’émigré Juif ou Libanais. Les deux derniers sont de véritables émigrés entrepreneurs dont les réalisations et les impacts, aussi bien dans leurs états d’origine en termes de réinvestissement que dans leur état d’accueil au vu de leur influence économique et politique n’ont plus à faire leur preuve dans ce domaine.

C’est cet esprit qu’il nous faut développer, un esprit conquérant. Se développer d’un point de vue professionnel en étant un bon salarié, et ensuite devenir un véritable entrepreneur. Penser et agir Corporate dans le sens Warren Buffet, c’est avant tout un travail d’équipe de long terme et d’une longue réflexion. Ensuite, il est important de nous lancer, mais cela passe par un véritable développement personnel, l’adage de Warren Buffet (toujours lui) « the more you’ll learn, the more you’ll earn » prend tout son sens.

Selon Wikipédia, le mot intérêt démontre une action de vivre avec un intérêt en jeu. L’envie de me développer et d’être parmi les leaders de demain, vise une mentalité en pleine mutation dans nos sociétés modernes.  Les formules linguistiques, mettent en avant au niveau de l’étymologie du mot intérêt une vision sur une attention favorable et bienveillante que l’on porte à une personne. Pour faire un parallèle avec le monde des affaires, les termes bienveillants ne sont pas appropriés et il serait faux de penser agir de manière favorable.

L’appât du gain et l’envie d’aller plus haut est notre capital et bénéfice net. Noam Chomsky, le père de la linguistique associe l’aspect cognitif en parlant de véritable révolution cognitive. On pourrait se demander ce que Chomsky aurait à voir avec le capitalisme? Quels sont les forces à démontrer, nous reliant aux intérêts dans le monde des affaires?

En effet, ce dernier favoriserait l’étude du comportement en synergie avec le langage. Il faut comprendre que le comportement et le langage sont liés dans la réussite du monde ethnique et entrepreneurial. Pour réussir, l’image et l’alchimie d’une bonne intégration et un sens développé des affaires facilités à travers le jeu des comportements favorise, l’élan d’un succès véritable.

Il faut vivre entrepreneur et prendre les initiatives dans nos comportements. Et pour cela, nous avons besoin du langage et d’un comportement exemplaire pour développer avec tact et diplomatie, l’ensemble de nos projets.

Il est pas rare d’entendre, le mot réseau. Je vous informe d’ores et déjà, que vous devez choisir votre cible, votre univers de développement, défendre votre  intérêt. Adopter, le style de l’intelligentsia du pays d’accueil ou celle du groupe que vous souhaitez introduire dans votre développement. Il est important de savoir que ces conseils sont universels, Canada-Sénégal.

Le Nord tout comme le Sud ont besoin de réels acteurs, de vrais metteurs en scène du monde des affaires. A mon sens, je qualifie cette tendance d’art capitaliste. Je confirme qu’en misant sur votre meilleure carte : le jeu d’opportunités, vous polarisez votre succès.

Le meilleur exemple est Steve Jobs,  paix a son âme, en créant le 1er avril 1975 à Cupertino Apple Inc. Il avait une vision, celle d’être sur toutes les lèvres des mordus des nouvelles technologies.

L’entrepreneuriat ethnique, sujet d’actualité, repris par Arnaud Segla ( consultant Chez THE WISEMEN COUNCIL), doit être un comportement à la fois dans la qualité et dans notre consommation quotidienne. Connaitre, nos obligations et nos devoirs deviennent un signe de foi et une valeur ajoutée que chaque jeune entrepreneur devrait rechercher dans leur quête du saint-graal de la réussite.

Par ailleurs, on ne nait pas entrepreneur, on le devient et pour ma part travailler dans une grosse entreprise, voire suivre le modèle traditionnel est une grande faiblesse dans notre société.

Effectivement, on peut noter que le monde évolue très vite à la fois dans les mœurs, la technologie et dans la manière de faire des affaires. Il devient de plus en plus difficile de changer nos habitudes. Aussi, la volonté de stimuler notre esprit créatif valorise la puissance des actions que nous pouvons porter dans la société entrepreneuriale. La vraie victoire se trouve dans nos valeurs, car en réalisant un projet, ce sont  nos compétences qui défient la réussite.

Cet article est un recueil de conseils et de capsules nécessaires à tous les jeunes professionnels qui débutent leurs carrières. Il est possible d’imaginer bon nombre d’entre vous, sous peine de payer des factures d’accepter des contrats sous payés au prix du pain sec et de l’eau salée. Vendez vous au plus offrant, sans peur d’essuyer un refus. Embellissez, le dicton disant que tout travail mérite salaire, afin que les prochaines générations aient une belle estime de leur matière grise.

Le monde des affaires, plus particulièrement, le monde capitaliste est plus sournois dans sa compétition. Le besoin d’acquérir, constamment  du gain à travers l’exploitation massive de jeunes à l’affut d’une première expérience est de rigueur. Et c’est à nous de prévenir ces jeunes professionnels.

A ce stade, il est plus important de vivre avec des valeurs, en offrant  nos acquis et nos compétences à une société qui en a réellement besoin.  Il est urgent, de regarder le juste prix qu’il y a à payer dans ce besoin de développement , qui servira à des générations entières.

Le continent Africain est en plein essor, il regorge de professionnels techniques, d’intellectuels haut de gammes. C’est un retour,  que je propose bien planifié  pour un rééquilibrer  les forces économiques, sociales et politiques. Dans le but qu’on soit au même diapason que les décideurs actuels et ceux de demain.