A la faveur d’une autre mission en Afrique avec un organisme que je ne citerais pas ici, notre rubrique Action reprend son envol pour nous permettre de découvrir d’autre réalité de l’informel. Notre escale cette fois-ci est Cotonou, la capitale économique du Bénin. C’est une étape importante car Cotonou vit différemment la notion d’informel comparativement à Dakar notre précédente expérience. En effet, bien que les deux pays partagent le même espace monétaire, il existe des Attitudes (notre élément de travail central) différentes quant à l’élaboration et la mise en œuvre des projets d’affaires. Les cibles demeurent les jeunes et les femmes avec des réalités locales qui font que 68% de la population soit constituée de jeunes et que les femmes participent à 78% à l’économie par l’informel sans toutefois en tirer un bénéfice ni une reconnaissance en dehors de constituer les réponses immédiates aux urgences financières et aux stratégies de survie.

Notre objectif est de mettre en place des actions capables d’avoir un impact significatif sur les logiques et les systèmes menant à la pauvreté (insuffisance de revenu) et l’injustice sociale (iniquité dans le rôle socioéconomique). Les hommes ne doivent pas rester en marge de ces actions car ils sont invités à accompagner ces efforts par la redéfinition de leur positionnement quant à ces deux phénomènes pour un meilleur partage des contributions dans la création de richesse et de sources de fierté pour la communauté. Compte tenu des restrictions dues à l’organisme mandataire, il ne sera pas possible de développer certaines initiatives mais toujours est-il qu’à défaut d’actes concrets, il sera possible d’observer l’environnement économique local et de tirer des conclusions utiles pour la mise en œuvre de projets par des pairs adhérents à cette dynamique de création de ponts de solidarité entre la dimension ethnique des diasporas et celle informelle du continent.