Introduction à une attitude économique alternative pour l’Afrique

 

Il est actuellement d’usage de conduire une réflexion sur le monde économique et sur les possibilités qui s’offre à l’entrepreneuriat de tirer profit de son activité d’une façon responsable et respectueuse de l’environnement. A cet effet il est initié et développé une attitude économique devant permettre de donner une chance de réussite aux acteurs les moins favorisés ou de donner un outil de gestion pouvant mener à la réalisation des objectifs des entreprises de plus grande taille.

Concernant les potentialités du continent africain, plusieurs constats et propositions sont apparus au cours de notre réflexion à savoir qu’il est recommandé de fédérer à nouveau le continent autour de valeur communes et y associer sa diaspora. Sans une unité réaffirmée la disparition progressive de la culture se fera au fil des interactions économiques et des échanges dans un monde libéralisé. Il est mieux d’accepter de concourir pour la félicité si ce n’est pour l’hégémonie. Loin de l’idée de toujours chercher un refuge en faible, il est préférable conquérir un espace en peuple fort et y vivre la liberté en intimant le respect aux autres peuples.

Cinq premières attitudes se dégagent et peuvent servir de point de départ à un simple revirement des paradigmes sur les défis qui se posent à l’Afrique pour son développement. L’amélioration continue des conditions économiques est à favoriser sur les principes et modèles de réussite comme le constructeur TOYOTA et se doit d’être l’alternative au pessimisme et à la dégradation continue des ressources et un non renouvellement des idées. Les cinq attitudes simples sont les suivantes:

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1. « La richesse est un outil au service de la force informelle »

Ne pas avoir de réticence à générer la richesse par l’entrepreneuriat, l’initiative informelle et non le seul exercice professionnel. La pauvreté doit demeurer un état d’esprit permettant à l’âme de s’accomplir. Une économie forte se doit de compter sur chacun de ses acteurs incluant le secteur informel dont le dynamisme et le potentiel sont à saisir et à exploiter. Au delà de la satisfaction des besoins de base et de l’existence d’un filet social assuré par la famille et la main divine, la richesse est une arme d’affirmation et de pouvoir pour les structures économiques et, au delà, pour les pays eux mêmes.

2. « Être unis et solidaires dans l’effort »

L’adhésion ou l’implication aux devoirs de vie en communauté est facilité par la perception du plaisir ou de l’intérêt qu’on y porte. La vision d’une affirmation nécessaire à la préservation d’un peuple encourage les membres à s’unir pour réussir. La notion de communauté économique ayant un modèle indigène rejoint celle des clusters, coopératives ou autres regroupement de micro-entreprises pour faciliter l’accès à l’économie mondialisée.

3. «Avec peu, faire mieux»

La créativité et l’innovation sont les armes qui différencient les entreprises performantes de celles dont le modèle économique connait des rigidités et des difficultés à s’adapter aux fluctuations du marché. Limiter volontairement le recours aux ressources pour obtenir le résultat voulu et créer de la richesse pousse à l’innovation et permet de maintenir l’indépendance et l’autonomie vis à vis des parties prenantes dans l’exercice de la prise des décisions économique qui concerne l’entreprise.

4. « Nouer des partenariats compétitifs »

Il n’y a pas d’affirmation de sa force ou de son autonomie à refuser de l’aide mais bien de la honte de dévoiler sa faiblesse. Le réseau de contacts d’entrepreneur et le carnet d’adresse de compagnie partenaires permettent d’ouvrir les horizons dans la recherche de solutions économiques. Il convient de tirer avantage d’alliances performantes entre profils économiques pertinents et interzones pour créer des avantages concurrentiels et s’imposer sur les marchés de l’économie mondialisée.

5. « Œuvrer sois-mêmes contre le sous développement et la précarité »

L’auto-affirmation passe par la prise de risque et de responsabilités vis-à-vis de la destinée de l’entreprise. L’assistanat perpétuel pousse à la paresse et au manque d’initiative pour redresser les situations défavorables. Les acteurs économiques se transforment en gestionnaire de l’aide – souvent accompagnée de mesure d’ingérence – qu’ils reçoivent sans s’impliquer personnellement et suffisamment dans la recherche d’un équilibre durable. L’objectif à terme est de réinvestir les richesses produites dans les communautés de références et les bassins d’initiatives touchés par la précarité et la pauvreté afin de leur permettre de prendre à leur tour un rôle actif dans l’économie.

6. « S’inspirer de sa tradition, spiritualité et de son modèle de vie pour bâtir des principes de gouvernance adaptés»

La proximité avec les concepts de gouvernance d’une activité économique à  travers la stratégie, la  tactique et les opérations, permet d’accroître la performance des structures et leurs chances d’affirmation sur l’échiquier mondial. Le dirigeant choisis les principes de gestion avec lesquels il est à l’aise et avec lesquels l’interaction avec les réalités des échanges commerciaux sont pertinentes. Il faut diriger avec les notions que l’on connait le mieux.

7. «Transmettre son héritage de vie à la prochaine génération de dirigeant»

Il est important de capitaliser les efforts des acteurs économiques qui œuvrent dans le sens de l’essor d’une communauté. La chaine de l’investissement humain doit rester durable afin d’insuffler une logique de construction progressive et positive basée sur les expériences heureuse ou non. La circulation de l’information garantit l’adaptation aux réalités changeantes du domaine économique.

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Le but traditionnel et unidimensionnel d’une entreprise dans l’économie de marché classique est de maximiser son profit et créer de la valeur. Une nouvelle approche peut être de considérer chaque entreprise et micro-entreprise comme une entité humaine dont le but ultime est l’accomplissement à travers les activités qu’elles ont choisi de pratiquer et dont découlent les exercices financiers et comptable évalués par les investisseurs responsables. Ceci implique l’atteinte d’objectifs multidimensionnels économiques, éthiques, sociaux, environnementaux voire même spirituels. De telles entreprises naissent comme l’humain avec un rêve, un destin ou une vision dont la mission par la suite est de prendre en compte tous les aspects du développement futur de l’activité initiée. Ce modèle est particulièrement adapté au micro-entrepreneuriat et à l’économie informelle qui mettent en jeux des entreprises individuelles mais il peut également servir d’alternative ou d’adaptation au modèle d’entreprise s’engageant dans la responsabilité sociale et environnementale.

 

« L’entreprise doit rechercher l’accomplissement économique au même titre que l’humain dont la vocation est de vivre la pleine réalisation de sa destinée »

Extrait Modifié de “Au nom de l’a-guère, Le jour du reveil” à paraitre