Et si vous deveniez entrepreneur(e)? –  Partie 2 : de façon formelle

Lorsqu’on parle d’entrepreneuriat au sens classique, les premiers mots qui viennent à l’esprit sont « plan d’affaires », « étude de marché », « prêts », « investisseurs » etc. Plusieurs méthodes d’accompagnement de projet et de création d’entreprise ont été développées à travers le monde et dépendent des priorités des gouvernements concernant l’entrepreneuriat et de la culture des affaires de chaque pays. Au Québec notamment une méthode originale a été présentée par une équipe de chercheurs de HEC Montréal. Il s’agit de la méthode SynOpp ( « De l’intuition au projet d’entreprise », Louis Jacques Filion, Claude Ananou et leurs collaborateurs, Édition transcontinentales et les Éditions de la Fondation de l’entrepreneurship 2010).

La littérature est assez abondante sur le sujet et chaque entrepreneur ethnique peut  trouver le style entrepreneurial qui lui convient le mieux. Nous nous contenterons de faire 3 remarques qui nous semblent utiles :

Prendre le temps de mûrir son idée et ne pas se précipiter dans la phase opérationnelle. Ce qui pousse souvent les entrepreneurs à ne pas respecter les phases de réflexion nécessaires au lancement d’un projet d’entreprise sont souvent l’urgence financière ou la crainte de rater une fenêtre d’opportunité. Ce qui faut se dire dans ce genre de cas est que, plus les bases ont été clairement définies au départ par une analyse fine, plus le projet a des chances de durer. La phase de réflexion demande beaucoup de recherche sur le marché et d’effort pour se connaître soi et sa position vis-à-vis de son projet. Le savoir faire est déjà un aspect à maitriser, le savoir être un plus, mais « le savoir être dans le faire » est une question de stratégie et d’image cohérentes.

Le plan d’affaires est plus souvent destiné aux investisseurs ou partie prenantes qui veulent avoir une idée du contenu d’un projet d’entreprise. L’étude de marché une étape CRUCIALE. Ne pas connaitre le marché dans lequel on veut se positionner est une erreur impardonnable pour un entrepreneur et la sanction s’abat quelque temps après le début des activités lorsqu’on se rend compte qu’on s’est trompé sur les hypothèses et les prévisions financières. C’est le cœur du projet d’affaire. On doit y consacrer au moins 80% du temps de rédaction de plan d’affaires. Le reste en découle tout naturellement une fois qu’on a pris le temps au préalable de déterminer sa vision, sa mission et ses objectifs d’affaires. Une bonne étude de marché réalisée assure un meilleur accès à sa clientèle cible. L’étude de marché est aussi importante que vouloir entreprendre. Il faut se résoudre à y accorder le temps nécessaire.

Lorsqu’on se lance il est mieux de se limiter à quelques services. En début d’activité, le conseil est de se spécialiser dans un type activité puis ouvrir le spectre de service ou de produits progressivement pendant sa période de croissance. Gagner en expertise dans un type service peut aider à renforcer son avantage concurrentiel et se faire une place solide sur le marché avant de se risquer à étendre ses activités. Cela veut, une fois de plus dire, qu’il faut bien connaitre sa clientèle cible (étude de marché) et se mettre à leur place : penser comme elle. Il est possible de commencer offrir ses services ou produits à un échantillon de cette clientèle pendant la phase de préparation au lancement de l’activité pour mieux affiner son offre.

Soyez discipliné et patient. Il est mieux de prendre le temps de fonder des bases solide à l’empire qui fera votre succès et votre accomplissement en affaires.

« La patience et la rigueur dans la préparation du lancement d’un projet d’entreprise participe fortement au succès de celui-ci »

 

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