Et si vous deveniez entrepreneur(e)? –  Partie 1 : de façon informelle

Depuis un certains temps, nous parlons d’entrepreneuriat ethnique ou d’entrepreneuriat informel. Beaucoup peuvent être amené à se demander s’ils sont concernés par cette réalité et s’ils ont intérêt à y accorder leur attention. Voici une simple situation qui vous permettra de vous faire une idée : Vous avez un emploi régulier, êtes contraint de rester à la maison temporairement ou encore voulez améliorer vos revenus. Prendre un deuxième emploi ne vous convient pas. Depuis un certain moment vous vous demandez si vous ne devez pas commencer un simple commerce sur la base de talents que vous avez naturellement quitte à en faire votre activité principale plus tard si ça marche bien. Ou alors commencer?

La démarche classique imposerait de structurer l’idée et de s’assurer de la durabilité et de la solidité du projet. Nous sommes ici dans l’informel. La simplicité est à privilégier. Les raisons qui poussent à entreprendre, nous l’avons vu, ne sont toujours liés à une activité principale. Le but premier est de souvent de générer un revenu complémentaire. La prise en charge de l’idée fait donc intervenir un processus le plus léger possible. Essayons alors de nous poser 3 questions simples pour légitimer le choix d’une telle aventure commerciale.

Pourquoi voulez-vous proposer cette activité?

Il est important d’avoir à l’esprit la raison qui vous pousse à entreprendre et de toujours s’en rappeler avant de faire un choix qui aura un impact sur l’activité. Comme on le voit il n’y a pas de plan d’affaires requis pour se lancer dans ce que nous proposons mais le fait de noter dans un coin l’objectif du commerce permet de ne pas se disperser quand viennent des sollicitations et options en cours d’exploitation. Souvent la famille ou les proches nous donne des orientations sur des opportunités à saisir. Il est alors bon de bien réfléchir à un objectif précis et de s’y tenir. Si d’autres opportunités se présentent, il faut pouvoir avoir les ressources (voir plus loin) pour les saisir sinon deux choix s’imposent : faire le deuil de l’opportunité et rester spécialisé dans notre commerce ou changer le projet. Il est dur de poursuivre plusieurs lièvres à la fois quand on est seul. Pour la petite boutade ethnique, seuls les lièvres belges courent les uns derrière les autres au quel cas il est facile d’en poursuivre plusieurs 😉

Quel niveau de ressource êtes-vous prêt à investir?

Vous devez pouvoir déterminer le niveau de ressource que vous être prêt à investir dans votre activité informelle. Les ressources essentielles sont le temps et l’argent. Si vous avez déjà une activité, bien gérer votre temps devrait vous permettre de définir l’horaire dédié à votre activité informelle. Réserver le samedi, par exemple, pour faire une vente de produits alimentaires faits maison dans un marché ou des foires demande de réserver du temps dans la semaine pour s’y préparer. N’oubliez pas qu’il faut garder un moment de repos pour durer sur la longueur. Les ressources financières peuvent provenir de votre activité régulière, de l’épargne ou du soutien de proches. Quoi qu’il en soit il faut séparer la gestion de cet investissement du reste de votre patrimoine pour pouvoir évaluer si votre activité est rentable ou non et prendre des mesures qui s’imposent le cas échéant.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller?

Lorsque vous avez commencé vous avez exprimé la raison qui vous pousse à entreprendre (première question). Il est tout aussi utile de définir un objectif qui vous permet d’orienter votre démarche. Lorsque cet objectif est atteint la question qui vient souvent à l’esprit est : doit-on continuer dans ce domaine ou essayer une autre activité? Il peut s’agir de croissance de l’activité ou d’une diversification (toucher d’autres secteurs). Certains peuvent passer à une activité à temps plein ou même embaucher pour développer l’activité. On quitte alors la simple entreprise informelle pour s’orienter vers une structure d’entreprise plus formelle.

Dans le cas ou l’objectif n’est pas atteint il faut se poser les bonnes questions et juger si la raison qui nous pousse à entreprendre est toujours pertinente. Dans ce cas prendre un temps de recul pour voir ce qui ne marche pas permet de corriger le tir.

Voici une illustration :

Anastasie est en congé maternité. Elle s’en sort mieux avec son enfant et a du temps libre pour s’occuper un peu. Adjointe administrative de formation et membre d’une diaspora de la diversité, elle aime aussi cuisiner des plats de son pays. Elle décide de se lancer dans un commerce informel pour améliorer ses revenus et bâtir un réseau de clients et de connaissance dans sa communauté. Elle est prête à y consacrer 20 heures par semaine pendant son congé puis tout ses samedis lorsqu’elle reprendra son service et que son enfant ira à la garderie. Son objectif est d’avoir en moyenne une quinzaine de clients loyaux qui commandent au moins un plat chaque samedi. Elle souhaite arrêter lorsqu’ elle aura épargné assez d’argent pour faire un voyage pour faire découvrir son pays d’origine à sa fille. Elle jugera à ce moment là si elle continue ou pas. Elle a d’autres projets en tête.

Nous verrons dans un prochain article les outils à utiliser pour développer ce type de commerce informel une fois qu’on a répondu à ces 3 questions essentiels.

« Avoir un plan pour ses affaires demande de définir les informations de bases qui font la vie de l’activité informelle. »

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