L’innovation consiste le plus souvent à considérer une solution qui a fait ses preuves dans un certain contexte et à l’appliquer dans un autre pour répondre à un autre type de besoin. Dans le cas du modèle d’innovation à l’africaine, nous nous devons de faire intervenir la spiritualité car l’africain est résolument un être relié à la Divinité, à la Nature et à ses Ancêtres.

Nous venons sur Terre avec un certain Capital qui comporte les projets auxquels nous pouvons prétendre. Ceci semble être oublié dans cette ère de l’entrepreneuriat que nous vivons et qui a pour seul objectif de reconstruire la souveraineté socioéconomique des foyers se réclamant de l’ethnique (Diaspora) et de l’informel (Perfora). C’est se tromper que de penser que l’entrepreneuriat réside dans l’acte permanent d’innover pour innover dans le but de faire évoluer les standards. Tout comme le paradigme illusoire de la croissance continue, il s’agit d’une aliénation de l’Âme par deux esprits du Monde : la cupidité (économique) et la vanité (social).

Il va alors de soi que le modèle de « serial entrepreneur » a des allures de pollution pour notre Univers de créativité informelle (pléonasme). Ainsi, plutôt que de courir, par de multiples tentatives, après les « success story », qui en définitive nous donne des attributs de « serial looser », il convient de se réconcilier avec sa Tradition et d’équilibrer sa personnalité avec authenticité pour recevoir en abondance des effluves de lumière de l’Invisible pour un projet de Vie et une mission.

Si le divin a mis en ton cœur deux projets pour la culture et la transformation de la patate douce, il est bon de s’y tenir et de le faire à 100% de tes capacités (interviendront la Qualité, le karma, et les Canevas pour compléter l’accompagnement). Inutile de jalouser ni de se mettre en concurrence avec celui à qui a été confié la culture de l’igname, de la banane et du manioc. On reçoit en fonction de ce que notre Âme peut assumer comme responsabilité et selon notre degré de maîtrise en matière de compétences humaines, matérielles et spirituelles. À ce titre, j’attire votre attention sur l’esprit d’émulation et de solidarité entre membre de groupes tribaux dans les marchés (les Perfora) qui se soutiennent et se relaient pour la vente notamment en l’absence de l’un d’entre eux.

Tout cela dit, avoir pour objectif « l’électricité pour tous et l’eau pour tous » implique d’innover à l’africaine. Et sans passer par quatre chemins, la solution consiste à mettre en valeur les solutions d’autres écosystèmes dans les régions qui visent cet objectif. En ce qui concerne le volet de la fourniture en eau, l’Afrique centrale s’est trop reposée sur la mise à disposition auprès des populations d’un réseau de « pompes » communautaires d’eau potable issu de citernes, tandis que l’Afrique de l’ouest choisissait celui du forage de puits individuels pour les usages primaires complété plus tard par celui des pompes issues de citernes pour l’eau potable à des endroits stratégiques.

Il va sans dire qu’avec le choix de se départir de l’emprise des anciens colons et de leurs entreprises qui souhaitent faire perdurer le temps des cerises, l’accent doit être mis sur une collaboration inter états et intra états. Ainsi, la substitution au réseau d’alimentation en eau potable, par plusieurs formats de bouteilles d’eau hélas en plastique a été un premier pas fait dans l’urgence. Il s’agit à présent de le compléter par le forage de puits qui est un savoir artisanal à rendre cette fois-ci performant économiquement et l’adapter à la réalité sociale. Une autre intervention serait de développer la purification de cette eau issue des puits par les couches populaires elles-mêmes. On se doit de jouer franc jeu et reconnaitre que la fourniture déficiente en eau qui implique de nombreux délestages appelle à une dérégularisation impérieuse pour les foyers les moins nantis. L’intérêts commun doit être privilégié sur le seul appétit du profit tiré de la revente de l’eau. Il s’agit alors d’une structure composite à concéder où, selon le niveau social, la nature de l’offre en énergie et eau ainsi que Internet serait différente. Le plus important est que les besoins standards soient couverts et que chacun s’y retrouve sans abus.

À l’Afrique centrale de forer des puits en tenant compte de sa géographie accidentée qui n’élimine pas la présence de nappes phréatiques alimentées par une pluviométrie abondante. À l’Afrique de l’Ouest de disposer des parcs en tenant compte de son ensoleillement qui favorise l’exploitation de cellules photovoltaïques adaptées pour des batteries autonomisantes. L’image est donc celle de populations qui, d’une part, vont accéder à de puits domestiques chez des « dépanneurs » et qui, d’autre part, vont consigner des batteries chez des « rechargeurs » pour leur usage domestique simple (jusqu’aux machines à laver???). Forons des puits dans nos cours. Installons des panneaux solaires sur nos toits. Nous ne nous opposons pas aux gouvernants nous leur demandons de faciliter l’accès et le maintien du bénéfice des droits civiques malgré l’état de crise financière (et non sanitaire) dans lequel ils sont plongés. Nous pouvons le faire. Prenons Confiance ! N’ayons pas peur de reconstruire notre Souveraineté par la réappropriation de la sécurité de revenu, du profil satisfaisant et du sentiment de contentement.

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ECO: Économie de Communauté des Organisations.

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