Alliances et nouvelles sphères d’efficience du micro entrepreneur

 

La vision d’un économiste africain peut être clair dans son exposé : des « Ka » inter reliés ont la possibilité d’être un des modèles les plus propices pour mener une lutte engagée pour l’essor économique et l’affirmation d’une attitude d’affaires responsable. Selon lui un Ka est un regroupement solidaire d’entrepreneurs fédérés autour d’une idée ou d’un projet. C’était une forme de sphères d’efficience dans le sillage des clusters et des coopératives d’un bassin économique homogène qu’on retrouve essentiellement en occident. L’histoire et la culture du Peuple noir et plus précisément d’Afrique, recèlent d’assez d’exemples sur lesquels se baser pour créer des structures économiques en évitant d’en importer d’autres dont les subtilités de fonctionnement échappent souvent aux réalités de l’utilisateur. Le Ka est un nom inspiré de l’Égyptien antique* qui est pour la plupart des dialectes du continent ce que le latin est au français. La vision est qu’une entreprise, double de l’entrepreneur, doit rechercher l’accomplissement économique multidimensionnel au même titre que l’humain dont la vocation était de vivre la pleine réalisation de sa destinée. Le Ka, appelé calebasse dans certaines cultures, recueille aussi le fruit de la production du paysan pour être partagé. Les entrepreneurs peuvent ainsi, en s’associant sur cet exemple, créer une synergie commerciale peu sensible aux crises financières dans le but d’un partage de richesses.

La lutte contre la précarité et l’essor économique du continent s’étend sur deux fronts : dans les Cités des pays développés par l’entremise des micro entreprises dynamiques et dans les nations mère pris dans un combat de suprématie et qui lutteront bientôt non pas pour se libérer mais pour dominer. Les entrepreneurs, en bon officiers, dirigeront leurs microstructures en visant une croissance suffisante pour pouvoir employer des actifs œuvrant initialement dans le secteur informel. Ces derniers auront ainsi une chance de sortir de la « guère-il-y-a » urbaine dans laquelle ils s’enlisent chaque jour un peu plus.

Il est important d’acquérir la connaissance sur les outils, méthodes de gestion et stratégies de développement des microstructures économiques pour la lutte contre la précarité et l’essor économique. L’approche de management pour les alliances internationales de micro initiatives regroupées en Ka montre un réel intérêt lorsqu’elle est associée à la notion d’attitude économique (déjà exposée). Le tout démontre une nouvelle façon de se positionner dans le monde des affaires de façon plus responsable et durable. Certains entrepreneurs peuvent implanter un Ka via leur réseau d’amis en qui ils ont confiance. Le secteur des services, par exemple, est très concurrentiel et associer des microstructures dans le commerce ou la fabrication permet d’équilibrer le portefeuille global et d’absorber les remous du marché. Pour ce qui est des alliances outre mer, les possibilités ne manquent pas malgré, parfois, le manque de visibilité sur les acteurs et leurs produits.

« L’union fait la force ». Les canons plantés au milieu du drapeau inspirant cette devise captivent l’attention des uns et laissent certains dans le dédale des clichés liés au sous-développement. Tout le monde a à gagner d’un changement des façons de faire en affaires. Il est possible de faire affaires avec des personnes avec qui l’affinité est forte tout en gardant son indépendance de décision. A suivre ce raisonnement, il est possible d’inclure des professionnels, bien que salarié et dédié à leurs employeurs, et de valoriser leur désir de contribuer à cet essor économique. L’idée se doit de germer et de mûrir en son temps. Regardant encore le drapeau aux canons, on se doit de murmurer en guise de conclusion « L’union fait la force »

 

« La calebasse recueille la richesse du paysan pour le partage à l’abri des intempéries et l’entrepreneur peut œuvrer dans son Ka pour un double objectif relié à l’Âme du monde « Richesse et Partage »

 

 

*Le ka est habituellement traduit, dans la mythologie égyptienne, par «double», il représente le double d’une personne. C’est ce que nous appellerions un esprit ou une âme. Le ka a été créé dans le même temps que le corps physique. On croyait que la tête de bélier dieu Khnoum conçu le ka sur son tour de potier à l’époque de la naissance des personnes. Le ka des personnes vivraient sur ​​le corps après leur mort. On pensait que quand quelqu’un mourait, il « atteignait son ka ». Le ka existait dans le monde physique et résidait dans la tombe (Maison du Ka). Il avait les mêmes besoins que la personne avait dans la vie, qui était de manger, boire, etc. Les Egyptiens laissaient offrandes de biens alimentaires, des boissons et mondaines dans les tombes pour l’utilisation du Ka.

Traduction issue du glossaire de www.egyptartsite.com
Plus récemment, le ka (gwo-ka) est également devenu l’emblême d’une autre lutte, celle des indépendantistes Guadeloupéens et la mairie de Pointe à Pitre a tenté de faire interdire le tambour au centre ville, par le biais d’un arrété municipal, sous prétexte que ce dernier échauffait les esprits de certains, peine perdue, elle a du renoncer (cela a eu lieu en 1995).

http://www.percussions.org

 

 

 

Extrait Modifié de “Au nom de l’a-guère,Le jour du reveil” à paraitre