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« L’approche genre et développement issue des Objectifs du Millénaire en matière de Développement (OMD) met l’accent sur la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes en renforçant l’autonomisation économique de celles-ci afin qu’elles aient un impact sur le revenu du foyer et son emploi; donc sur la pauvreté. Seulement, il arrive que la situation de l’homme soit moins enviable à celle de la femme du fait de la forte prévalence du chômage dans les pays en développement. Ils portent en outre un devoir traditionnel de subvenir au besoin de leur foyer même s’ils peuvent y être aidé par leur partenaire. Dans ce cas il est mieux de parler « équité de rôle (socioéconomique) » que ce soit pour un homme, une femme, une fille ou un garçon tant il apparaît que l’effort de construction d’une économie passe par la contribution de chaque membre de la société. Cela permet aussi d’éviter le clivage homme femme si présent dans l’approche genre car à vouloir le résoudre en l’explicitant on ne fait que le renforcer dans les esprits. Du reste, il est mieux pour un foyer de vivre à partir de plusieurs revenus plutôt que d’un seul. »

3 Comments

  • Arnaud Segla

    Il m’apparaît également que l’enjeu dans le point de vue traditionnel soit la conservation du mandat séculier attribué à la femme (Gn 3;16) qui lui fait porter la responsabilité de la procréation (porter la vie en son sein) et de la complémentarité de l’homme (sous entendu sa soumission à celui-ci). Dans notre contemporain on peut se questionner sur la corélation entre l’égalité femme-homme et l’involution du modèle de cellule familiale nucléaire (mariage tardif et baisse de la natalité) dû au différents choix de carrière et l’augmentation du délai d’atteinte d’une stabilité sociale permettant la fondation d’un foyer. Cela mis dans la perspectives de la famille clanique ou étendue dans la plupart des pays dits en voie de développement, la crainte évidente suscitée par ce concept prosélytique et prophylactique (pour réduire la pauvreté) exogène serait la perte de l’héritage du groupe à travers le Temps basé sur le statut de richesse que constitue l’enfant (filet social et assurance vieillesse pour la famille) et de fierté pour la mère en tant que pilier des sociétés de partage (collectiviste). Il serait bon que l’accent soit mis sur les lois et l’éducation à ce droit en laissant aux individus la liberté de l’exercer. A voté!

  • Arnaud Segla

    Merci pour le commentaire Aminata. La certitude que je partage et qui m’engage dans mon action est celle de la lutte contre les injustices. Je pense finalement et après mûrissement, qu’il faut plus voir l’objectif d’égalité ou d’équité Femme-Homme comme un objectif d’accès à un droit fondamental que les concerné(e)s peuvent exercer selon leur degré de confort avec l’exercice du rôle ou de ce pouvoir. Ainsi par exemple le droit à l’éducation est un acquis dans certains pays mais toutes les femmes ne souhaitent pas pour autant avoir un Phd. Certaines se contentent d’une maîtrise ou d’un certificat par exemple mais au moins elle peuvent étudier si elles le veulent. Ouvrir les possibilités économiques aux femmes sans faciliter l’exercice de l’usage personnel de ce pouvoir c’est encore les exposer à plus d’exploitation masculine potentielle selon moi.

  • Aminata Diop

    En effet, parfois les organisations pour le développement insistent un peu trop sur l’égalité parfaite homme-femme . Ce qui n est peut être pas souhaité par les femmes elles même (en tout cas en Afrique de l ouest). Cependant, il ne fait nul doute que l autonomisation économique des femmes, certes pas au détriment de leur conjoint, est une bonne chose sur le plan social.

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