Le modèle de structure et de fonctionnement des organisations non gouvernementales ou à but non lucratif n’est plus adapté à la réalité économique et financière contemporaine. Il a instauré une culture de la mendicité et de la dépendance vis-à-vis de bailleurs de fonds pas toujours aligné avec leurs aspirations mais qui souhaitent plutôt exercer une influence géopolitique ou commerciale à travers elles. Elles ont tendance à « vendre leur âme » pour leur survie, leur image voire leurs plaidoyers. Il serait souhaitable qu’on fasse la promotion d’un modèle hybride alliant une structure juridique à but lucratif associé à une vision, une mission, une stratégie et des actions s’intégrant dans une cause à dimension humaine équivalente à la responsabilité sociale et environnementale (affichée mais souvent défrichée) des entreprises de l’économie dite libérale. Ainsi, l’entrepreneuriat collectif ou « associatif » (par adhésion à un leadership existant) doit viser la performance économique et l’innovation sur la base d’expertises, de services et/ou de produits viables et durables identifiés ou définis à partir de forces et d’opportunités consistantes pour faire aboutir leur ou leurs causes.