L’immigration pour raison économique amène de nombreux sacrifices mais aussi appelle à faire les bons choix pour éviter l’enlisement de sa vie et de son être. Le plus souvent le rêve de carrière dans son domaine de compétence est très vite enterré à l’arrivée dans les Cités d’accueil du fait des urgences financières. On se contente d’un emploi alimentaire, précaire, temporaire ou encore sécuritaire en attendant mieux. Même lorsqu’une amélioration de condition intervient on rentre très vite dans les rouages du Système où tout ce que l’on gagne est dépensé dans une pléthore de frais de services et de produits sensés nous procurer un confort que l’on estime mériter mais qui conduise souvent à l’endettement voire au surendettement. On devient alors esclave de ce Système dit libéral. L’approche de l’Éco animisme est d’exhorter d’une part à de l’ascétisme dans la richesse c’est-à-dire à consentir à réduire au strict nécessaire la consommation de biens et services mondain pour disposer d’un pouvoir d’investissement dans la communauté. D’autre part, elle exhorte à honorer le projet de vie que nous portons et ne pas le troquer pour un rôle socioéconomique imposé par agenda caché d’aliénation. De plus, elle oriente son utilité vers l’action solidaire envers les populations des terres mères à travers des initiatives sources d’emploi au titre d’un pont stratégique de débouchées vs main d’œuvre. En somme, pour la diaspora, la proposition est d’exercer un emploi quelconque et de développer une expertise à travers une entreprise individuelle et de transférer progressivement son temps vers ce projet de vie à mesure qu’on gagne en expérience quitte à s’en servir pour revenir à la carrière qu’on a toujours voulu exercer. Ainsi, par exemple, une personne cantonnée au rôle d’adjointe administrative peut développer un travail autonome en parallèle de conseil en marketing digital conformément à ses aspirations et réaliser in fine son intégration socioéconomique souhaitée initialement et qui lui été rendu difficile pour le maintien des privilèges, des pré-carrés et du niveau dans l’échelle sociale des membres de la communauté majoritaire hôte.