L’économie actuelle fait la promotion de la création de richesse et de la valeur (notamment par l’entrepreneuriat) entrainant dans son sillage celle de la consommation et de la croissance du PIB comme indicateurs par excellence. Cependant, à observer l’Attitude des pays riches, on peut se demander si leur mode de vie doit encore être la norme pour justifier le sacrosaint développement des pays du sud à référence ethnique. Compte tenu de l’état de la planète et du grand besoin en ressources renouvelables et durables, c’est plutôt le rythme des économies des pays dits pauvres qui serait à adopter tant il apparait que les nombreuses adaptations de leur revenu à leurs besoins résultent dans une empreinte réduite tant écologiquement qu’économiquement. Les couches populaires de ces pays sont les premiers acteurs et dépositaires de cette connaissance de vie à travers leur quotidien. Ainsi la pauvreté, in fine, n’est pas à réduire mais à adopter sans honte et dans le cadre d’un changement majeur de paradigme et de modèle dans cette ère. Si le but ultime du développement est juste de favoriser ou la consommation alors la pauvreté n’est pas à pointer du doigt car celle-ci se fait tout de même mais dans un esprit de modération qui préserve les ressources. Il s’agit alors d’une pauvreté améliorée que je nomme le plus souvent “suffisance de revenu” assortie de la culture d’affaires du “low-cost”. Cela ouvre la porte à la reconnaissance et la valorisation de la Voie informelle, entre autres, en supposant que ces tenants et utilisateurs acceptent de fournir l’effort nécessaire à sa conceptualisation et sa formalisation (codification) tout en respectant son Esprit guide: la foi en le Temps et la Providence pour l’accomplissement économique. C’en serait donc fini de l’éternelle et pesante problématique du sous-développement pour les pays du sud. Mais à eux de s’affranchir mentalement et commercialement de ce cliché pour opter pour la vision de “cohérence économique” entre le patrimoine et le besoin au sens microéconomique. Ou encore entre le revenu et l’environnement au sens macroéconomique.