« Une bonne alternative informelle au concept de filet social formel censé réduire l’insuffisance de revenu chez les personnes vivant des situations financières critiques est à la fois de formaliser la responsabilité de partage des individus les plus riches des communautés avec une compensation au niveau de leur fiscalité et d’assurer également une dotation aux membres non productifs conforme à l’équité des rôles socioéconomiques dans les familles. En effet le devoir de solidarité commun qui se limite généralement à la famille cellulaire dans le formel s’étend bien souvent au clan dans les réalités des Sud. Ainsi les individus les plus riches y seraient les substituts de proximité de l’état en matière d’assistance sociale. Cette valorisation de leur rôle invite les gouvernants à favoriser l’accélération des projets d’affaires créateurs de richesse pour leur mise à contribution dans un court délai à l’effort global de justice sociale. L’état doit cependant jouer pleinement son rôle macroéconomique en ce qui concerne notamment les lois, la sécurité, les infrastructures, l’énergie (et l’eau), l’éducation et la santé. L’Afrique peut éviter l’inlassable imposition de modèles exogènes sans réflexion sur la reconstruction de ses propres solutions discréditée depuis la perte du contrôle de son Futur. Le vrai renouveau civilisationnel doit se faire avec les matériaux de notre propre réalité économique et identitaire »